



Le principe de la radio via l’Internet n’est pas nouveau. Mais jusqu’à présent il fallait recourir à un ordinateur, surfer sur le site de votre station radio préférée pour trouver le lien vers le flux en direct. Ou alors utiliser un logiciel de lecture multimédia (Windows Mediaplayer, Realplayer…). Mais l’ordi devait rester allumé, et il ne se trouve que là où il est, et avouez-le, ce n’est pas très pratique…
Avec la Noxon iRadio , on retrouve le plaisir du bon vieux transistor que l’on peut trimbaler d’une pièce à l’autre, simple, compact et robuste, pas moche, mais avec tous les avantages d’Internet : accès à des milliers de stations radio dans une qualité bonne à très bonne, que ce soient des radios purement Internet, ou des radios « normales » diffusant également un flux (streaming) sur Internet. Attention ce n’est pas un récepteur mixte iRadio/FM/DBA, mais aujourd’hui quasiment toutes les stations émettent aussi sur Internet.
Grâce à la techonologie de réseau sans fil Wifi, vous pouvez placer, déplacer l’appareil où bon vous semble, pour autant que la liaison avec votre émetteur wifi reste possible, sans tirer d’autres câbles que celui du bloc d’alimentation (obligatoire, pas de piles). Et si vous n’avez pas de wifi, vous pouvez raccorder le récepteur à votre réseau Ethernet câblé au moyen de la prise RJ-45 au dos de l’appareil.
Avec l’appareil est fourni un abonnement gratuit vTuner Premium, un super guide des radios sur Internet. La iRadio est configurée pour se connecter régulièrement à cette banque de données en ligne qui classifie les radios par continent/pays, par style, par langue… Au moyen du panneau de commande ou de la télécommande fournie, il est ainsi très facile de retrouver ses radios favorites, mais aussi de découvrir de nouveaux horizons en sélectionnant au hasard par style, et de les mémoriser dans les favoris, ou même de les affecter à un des 5 boutons mémoire du panneau. La télécommande permet en plus de rechercher une station par son nom au moyen d’une saisie à la « sms ». Par contre elle est nécessaire pour ajouter, ou retirer, dans les favoris la station actuelle.
Les modèles livrés en Suisse sont en plus configurés pour se connecter gratuitement au service Bluewin Radio, normalement combiné avec l’offre Bluewin TV. En effet certaines stations Suisses ne sont pas (encore) connues de vTuner. J’ai eu pas mal de peine à trouver la liste sur Internet. Toutefois la station « option musique » de la radio suisse romande ne peut pas être captée (elle ne figure d’ailleurs dans aucun guide), étonnamment puisque les trois autres stations de la RSR sont, elles, accessibles. Ceci vient probablement du fait qu’elle émet uniquement au format real audio RA, incompatible avec cet appareil. Le fabricant annonce d’ailleurs que ce format est de moins en moins utilisé…
Complément inévitable quand on a à faire avec des milliers de stations, un menu de chaînes favorites est accessible par la télécommande ou par les boutons sur l’appareil. La liste des favoris peut même être modifiée avec un navigateur internet, en le connectant directement sur l’adresse IP de l’appareil. Dommage toutefois que l’on ne peut pas trier la liste.
Ne se contentant pas de diffuser uniquement des émissions radios, l’appareil est également capable de jouer vos fichiers multimédia MP3/WMA stockés sur votre ordinateur, via un serveur de médias UPnP. Dès lors vous pouvez écouter vos musiques n’importe où dans l’appartement !
Serveur UPnP ? Pas de panique… Dans la boîte sont fournis les logiciels TwonkyMusic pour PC et eyeconnect pour Mac (pas testé), installant un serveur serveur UPnP sur votre ordinateur. Sitôt installé, Twonky indexe les fichiers audio présent sur l’ordinateur, alors que la iRadio détecte sa présence de celui-ci sur le réseau local et la propose parmi les sources Audio.
Par contre je trouve l’interface web de paramétrage de TwonkyMusic absolument pas intuitif, et très minimaliste bourrée d’options en tout genre totalement incompréhensible pour l’utilisateur normal. Un assistant de configuration détaillée aurait été bienvenu. Ceci dit les paramètres par défaut conviennent dans la majorité des cas. Par contre vous êtes de nouveau dépendant de l’ordinateur, puisque c’est lui qui diffuse vos fichiers musicaux.
Une meilleure alternative, c’est de disposer d’une unité NAS — une sorte de disque dur externe connecté par réseau Ethernet, un serveur quoi… — capable de faire office de serveur de media UPnP. J’ai mis en marche ce service sur mon FreeCom FSG et d’ailleurs quelle ne fut pas ma surprise de voir que le même TwonkyMusic était installé dans le software interne du FSG. Mais tout a été mis en route en moins de 5 minutes (le temps de créer un dossier « medias », activer le service, indexer et sélectionner le FSG dans ma iRadio) et je peux désormais désinstaller le Twonky de mon PC.
La Noxon iRadio est assez chère (259 CHF) mais il s’agit d’un produit bien fait. D’abord l’appareil donne un sentiment de solidité, tout est bien ajusté, les boutons parfaits. Ensuite le mode d’emploi (60 pages par langue) est archi-complet et bien illustré ; conscient que le produit fait appel à des technologies assez complexe à appréhender (réseau Ethernet, wifi…), Terratec a fait tout le nécessaire pour que l’utilisateur néophyte parvienne à mettre en fonction l’appareil.
Au niveau du son, il n’y a rien à reprocher tant que l’on se limite à un usage typiquement « transistor » (ambiance musicale au bureau, écoute d’émissions parlées). Le haut-parleur intégré rend un son d’une bonne qualité par rapport à certains récepteurs « transistors » de cette taille, mais il n’est pas conçu pour pousser le volume ou pour agrémenter une party, de plus la restitution des graves et aigus n’atteint pas de bons haut-parleurs de PC. A cette fin, on peut le raccorder à une chaîne stéréo ou des haut-parleurs actifs (amplifiés) via la sortie « Line Out » ou « Speaker » ; c’est d’ailleurs le seul moyen pour écouter en stéréo, à part la prise casque. Les fichiers MP3/WMA rendent mieux qu’une station radio, plus fortement compressée. D’ailleurs la variation du taux de compression d’une station radio à l’autre est nettement perspectible. Pour la taille du haut-parleur, le rendu des basses et des aigus est assez étonnant.
Comme je disais tout est bien expliqué dans le mode d’emploi. Il y a même un mode « magique » qui demande la langue, affiche le nom du réseau Wifi, demande de saisir la clé d’encryptage et se connecte à la base de données en ligne pour mise à jour. Cette dernière étape prend naturellement un peu de temps. Il n’est pas nécessaire d’installer un logiciel sur le PC si on se cantonne aux stations radio.
A noter que le récepteur ne fonctionne qu’avec son alimentation externe. A cause du wifi gourmand en énergie, il faudrait recourir à de grosses piles, augmentant considérablement le volume de l’appareil.
Cet appareil est fait pour vous si tous les critères suivants sont satisfaits :
Passé ces critères, vous aurez un produit de qualité, fiable et l’allule un peu rétro-moderne. Moi ça me donne l’envie d’en acheter 3, un pour le bureau, un pour la cuisine et un pour le local de loisirs. Mais 260 CHF, c’est un peu cher…
Il existe aussi la Noxon iRadio 2, un peu plus chère, avec les mêmes fonctionnalités mais ne comportant pas de haut-parleur (nécessite donc des enceintes actives), doté d’une sortie numérique et d’une prise USB permettant d’y connecter un disque dur ou une clé. Cet article est donc plutôt destiné à le connecter à votre chaîne stéréo, comme complément du tuner ou pour écouter votre collection de MP3/WMA.
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